24 mai 2006

PROCHAINES ACTIONS

Nos prochaines actions :

·   Jeudi 25 mai, pétition, cartes et portraits d’artistes, lors de la Foire aux croûtes, place Guérin (Brest)

·   Samedi 27 mai, dessins de Patimat à la craie, rue de Siam et Place de la Liberté (Brest) – 10h 

·   Mardi 30 mai, rendez-vous à 9h à la Sous-Préfecture de Brest, puis direction Quimper : décoration de la Préfecture avec des dessins de Patimat, picnic dans le hall… en espérant être reçus par le Préfet.      
Nous comptons sur votre présence !

Patimat est cachée depuis 7 semaines maintenant : 7 semaines sans sortir, 7 semaines sans aller à l’école, 7 semaines sans voir sa maman !!!

                                 

Mais nous n’abandonnerons pas Patimat et Sakinat !

Nous avons rencontré le Secrétaire Général de la Préfecture du Finistère, mais malheureusement sans apporter d’éléments positifs : La menace d’expulsion n’est pas levée, et la préfecture reste sur l’idée d’un réexamen en Allemagne, et refuse toute idée de réexamen de leur demande d’asile en France (ce que les accords de Dublin permettent cependant pour cause humanitaire)..

Or, de notre côté, les informations sur leur dossier allemand nous laissent croire à un retour immédiat au Daguestan en cas de retour en Allemagne :

§    Leur demande d’asile a été rejetée (notification du 16.04.03), les requérantes étant sommées de quitter la République Fédérale d’Allemagne.

§    Afin de pouvoir déposer une demande d’asile en France, Sakinat Amiralieva a clos son dossier de demande d’asile en Allemagne ! Sur cette « déclaration de renoncement », il est clairement stipulé qu’elle accepte un retour en Fédération de Russie…

§    Dans la Ausländergesetz (loi allemande d’immigration), il est noté au paragraphe 8 : « tout étranger qui a été rejeté ou expulsé ne peut pas de nouveau pénétrer le territoire fédéral ou y séjourner ».

Le dossier d’apatridie concernant Patimat, a été expédié à l’OFPRA samedi 6 mai.

Actuellement, ce dossier fait donc l’objet d’une enquête afin de déterminer le statut de Patimat. En effet, celle-ci n’a pas été déclarée à la naissance par sa mère, par peur des menaces de mort ; elle ne serait donc pas reconnue par le Daguestan comme citoyenne.

MALHEUREUSEMENT, cette enquête OFPRA (quelques semaines, ou quelques mois…) ne suspend pas l’arrêté de reconduite à la frontière ! Faudra-t-il que Patimat reste cachée des mois ???

La situation ne se débloque pas, même si les manifestations de soutien arrivent toujours plus nombreuses à l’école maternelle Jean Macé (43 rue du Château, 29200 BREST)…

La pétition grossit chaque jour… Nos « opérations pétition » nous ont permis de rallier en deux semaines près de 1500 personnes supplémentaires !

Le comité de soutien compte à ce jour 740 adhérents…

Notre objectif est toujours d’obtenir une audition auprès du préfet du Finistère.

Nos requêtes :

  • A très court terme : la suspension de l’arrêté de reconduite à la frontière

  • un titre de séjour provisoire, durant l’examen du dossier d’apatridie par l’OFPRA

  • à plus long terme, le réexamen du dossier de demande d’asile de Sakinat
    Amiralieva par la France

Cela permettrait simplement à Patimat

… de retrouver une vie normale

de retourner à l’école, de retrouver ses ami(e)s

et de retrouver sa maman, qu’elle n’a pas vue depuis 7 semaines !!! 

Encore merci de nous suivre dans ce dossier difficile !

                         

Posté par mantopoulos à 10:07 - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur PROCHAINES ACTIONS

    Article sur Wikinews

    Pourquoi be pas écrire un articke sur wikinews ?

    Posté par Liroquois, 27 mai 2006 à 22:29 | | Répondre
  • autre cas à dinan

    Ali Kourbanov, Amina son épouse, et Daoud et Aïsha, leurs enfants sont originaires de Karamakhi, district de Bouinaksk, dans le Daghestan.
    À la suite d’un attentat à Bouinaksk, en 1999, l’armée fédérale de Russie a attaqué le village de Karamakhi, détruisant leur maison et tous leurs biens —un groupe armé a résidé à proximité de Karamakhi, mais cela ne concerne en rien la famille Kourbanov. Après de multiples agressions et humiliations dont ils faisaient l’objet, ils ont décidé de fuir le Caucase et de se réfugier en France. Arrivés par des voies séparées, Ali et Daoud ont été fichés comme clandestins en Allemagne ; Amina et Aïsha, en Pologne.
    Arrivés à Rennes, fin 2004, ils ont demandé le statut de réfugiés politiques. Depuis, ils habitent Dinan, et Aïsha (14 ans) fréquente le collège Broussais de Dinan.
    Le statut de réfugiés politiques leur a été refusé parce qu’ils n’apportaient pas la preuve de ce qu’ils déclaraient : contrairement au droit français et à l’article 11, alinéa 1, de la Déclaration universelle des droits de l’homme, ils sont présumés coupables de mensonges et de faux-témoignages
    La directive « Dublin II » stipule que les réfugiés doivent faire une demande d’asile dans le pays par où ils sont rentrés dans l’espace européen : Ali et Daoud devraient donc demander l’asile en Allemagne ; Amina et Aïsha en Pologne. La directive « Dublin II » ne respecte pas le droit à la famille défini à l’article 16, alinéa 3 de la Déclaration universelle des droits de l’homme.
    Pour toutes ces raisons et pour prendre leur défense, un groupe, intitulé « les amis de la famille Kourbanov », s’est constitué, a envoyé un courrier à Madame la Préfète d’Ille et Vilaine —qui gère ce dossier— et a entrepris des contacts avec les élus locaux et régionaux.
    Dans l’attente d’un titre de séjour ou d’un avis d’expulsion de la part de la préfecture d’Ille et Vilaine, Aïsha continue de fréquenter assidûment le collège Broussais.
    Les amis de la famille Kourbanov font part de toute leur sympathie et tout leur encouragement à Patimat, à sa mère Sakinat, ainsi qu’à tous les « Brestois » qui leur apportent un soutien matériel et moral.
    Contact : Henri Louyer, 4, rue Marcel Blanchard. 22100 LE HINGLÉ. Tél.02-96-83-68-29.
    E-mail : henrilouyer@wanadoo.fr

    Posté par hlouyer, 29 mai 2006 à 10:48 | | Répondre
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